Psycho-Pass (saison 1)

Psycho-Pass est une série animée japonaise de science-fiction diffusée entre 2012 et 2013 et qui comporte 22 épisodes de 23 minutes.

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Psycho-Pass prend place dans un Japon futuriste dominé par la technologie. La société tourne autour du système Sybille, un système bien mystérieux dont le fonctionnement n’est pas révélé au peuple. Ce système Sybille dirige tout le Japon ainsi que ses habitants. Il évaluera par exemple le talent et définira les possibilités de métier de chacun : c’est-à-dire que si quelqu’un veut intégrer la police mais que le système Sybille estime que cette personne n’en est pas apte, elle ne pourra alors pas réaliser son souhait. Sybille étant la loi, l’enfreindre reviendrait à commettre un crime. Mais surtout, Sybille va, à l’aide de scanners, évaluer votre coefficient de criminalité grâce au dispositif appelé « Psycho-Pass » : on pourra donc, après un seul scan, déterminer si vous êtes trop dangereux pour la société et susceptible d’être un criminel ou non. C’est là qu’intervient le Bureau de Sécurité du Japon, chargé de s’occuper des potentielles menaces. Et comme vous le savez, quoi de mieux pour éteindre le feu que de le combattre par le feu lui-même ? C’est sans doute pour cette raison que le Bureau est essentiellement constitué de criminels latents mais qui sont tout de même sous le contrôle d’Inspecteurs, eux n’étant pas considérés comme malfaisants. Les agents du bureau sont armés de « Dominators », des pistolets polymorphes dotés d’un scanner changeant de forme selon la menace évaluée par le système Sybille : tirer sur un innocent est littéralement impossible mais en face d’un réel danger, l’arme se transformera et permettra de paralyser l’individu menaçant ou même, s’il est trop dangereux, le désintégrera. Les Inspecteurs peuvent donc utiliser leurs Dominators pour rendre hors d’état de nuire les criminels latents les accompagnant si jamais ceux-ci devenaient trop dangereux, gênants ou désobéissaient aux ordres mais l’inverse n’est évidemment pas possible. Une fois capturés, les criminels sont placés en détention dans des cellules beaucoup plus évoluées que des prisons et gardées par des robots. Ils y sont condamnés jusqu’à la fin de leur vie : aucun retour à la vie normale n’est possible, mais ils peuvent cependant rejoindre les criminels latents épaulant les Inspecteurs. Le plus horrible finalement, c’est sans doute que l’on peut être arrêté et emprisonné sans n’avoir commis de crime : il suffit simplement d’avoir des pensées néfastes et contraires au système Sybille. Il s’agit là d’un régime sévère, comparable à une dictature finalement, puisque la liberté de pensée est impossible, mais, au moins, le taux de criminalité est extrêmement faible.

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L’univers est assez mal introduit mais, heureusement, on s’y fait vite. L’anime nous narre l’histoire de la jeune et naïve Akane Tsunemori, citoyenne modèle venant d’intégrer la division 1 du Bureau de Sécurité du Japon en tant qu’Inspecteur. Dès le 1er épisode, elle va se retrouver sur le terrain confrontée à une mission d’élimination en compagnie de son acolyte Inspecteur, Ginoza, et des criminels latents sous leur contrôle. La majorité des membres du Bureau de Sécurité du Japon de Psycho-Pass sont charismatiques et bien travaillés, même si certains ne servent pas à grand-chose dans l’histoire, tels que le comique de service, Kagari ou encore Yayoi (on notera quand même une vaine tentative de la rendre intéressante par le biais d’un épisode lui étant entièrement consacré). On se fera un plaisir d’en apprendre plus sur le passé des agents qui sont eux mieux travaillés (entre autres : Ginoza, Masuoka et surtout Kougami). Du côté des « méchants » -puisque oui, on ne peut pas vraiment dire que Psycho-Pass soit vraiment une œuvre manichéenne, il s’agit quand même de criminels sous contrôle éliminant d’autres criminels-, on constate des psychopathes totalement dérangés et aux intentions bien précises et parfois assez originales, renforçant ainsi l’aura de folie les entourant. Mais bien sûr, le comble, c’est bien évidemment d’avoir un méchant principal qui tire les ficelles ! Celui de Psycho-Pass est charismatique, aussi classe qu’intelligent et se démarque aussi bien par son côté philosophique que par les nombreuses références qu’il cite, donnant ainsi un aspect plus intellectuel et profond à l’anime. Il est relativement bien travaillé et mémorable, vous ne l’oublierez pas de sitôt…

https://i1.wp.com/image.noelshack.com/fichiers/2015/08/1424355556-screen-4.png?resize=624%2C320« Dans Psycho-Pass, les méchants, ce sont un peu des « Psycho-Pathes », non ? » (TentaculoBrioche, à propos des méchants de l’anime)

L’anime est doté d’un excellent scénario mais malheureusement, l’histoire avance trop sans encombre, notamment grâce à Kougami, digne descendant de L dans Death Note, qui devinera sans problème les intentions de l’ennemi, tellement facilement que parfois ça en rendrait presque l’œuvre irréaliste (oui, on veut bien croire aux robots du futur mais pas aux surdoués qui devinent trop vite !). L’aspect graphique est séduisant, même si la plupart des agents du Bureau de Sécurité publique sont habillés de la même façon, tenue de travail oblige. On est rapidement immergé dans l’univers sci-fi de Psycho-Pass, très bien conçu. Concernant la musique, on a une excellente OST qui soutient aussi bien les phases d’enquête que les scènes d’action intense. Les openings et les endings sont des morceaux de groupe et sont eux aussi très agréables à entendre et bien choisis. Comme dans la majorité des anime japonais, le doublage est très convaincant et chaque voix colle parfaitement à la peau de son personnage. Le choix entre VO et VF ne se présentera pas ici puisque l’anime n’a été doublé qu’en japonais.

Conclusion : En définitive, Psycho-Pass est un excellent anime facilement recommandable si vous aimez la science-fiction dystopique et/ou les thrillers mystérieux et sombres. On aurait cependant aimé un peu plus d’originalité car on retrouve quelques stéréotypes, mais au vu de la qualité exemplaire de l’anime, ça serait du chipotage. A noter l’existence d’une deuxième saison, d’un film et même d’un manga pour les plus fans d’entre vous…

2 thoughts on “Psycho-Pass (saison 1)

  1. Très bon article, vraiment, bon boulot. Je pense même sincèrement qu’il s’agit du meilleur article jamais publié sur le site, je me félicite.

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