Tropico 5

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Tropico, ce n’est pas qu’une marque de jus de fruits (pas très bonne au passage), c’est aussi une série de jeux éditée par Kalypso qui comprend quelques épisodes. Cette série qui nous fait incarner un dictateur, « El Presidente » sur une île paradisiaque,  revient sur Xbox 360 pour un cinquième épisode, quelques mois après sa sortie sur PC. La question que l’on peut se poser est de savoir si cet épisode, ainsi que son portage sur Xbox 360 est de bonne qualité. Ou plus simplement: « Quand c’est trop, c’est tropico ? »

Un petit aparté avant le début du test: Dans le jeu, il y a une carte postale (moche) et un « passeport » de l’île. C’est pas grand chose, mais c’est assez fun à regarder.

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Bonjour, je viens pour le poste de dictateur ! (Scénario)

Voila, la blague moisie placée, reprenons le cours normal du test. Nous faisant commencer en tant que gouverneur d’une île sous la juridiction de la Couronne, notre dictateur, une fois modélisé et personnalisé, travaillera pour rendre son peuple heureux et déclarer l’Indépendance de l’île. S’ensuivront plusieurs missions durant plusieurs époques de l’Histoire (Colonisation/Guerres Mondiales/Guerres Froides et de nos jours) sur deux îles différentes des Caraïbes. Cependant, le mode campagne n’est qu’une partie normale divisée en sous-parties avec des objectifs, afin de donner un semblant d’histoire et de cohérence scénaristique. Il suffit juste d’atteindre les objectifs sous une certaine contrainte de temps (comme le mandat de la Couronne dans la première époque) pour avancer dans le jeu. Ce qui est dommage, mais au moins, il faut reconnaître la présence d’un mode histoire, qui reste quand même sympathique avec ses objectifs et tâches variées. Mais on en reparlera juste après, dans la partie du gameplay.

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Oh une fourmi, ah non, c’est un habitant… Bah, c’est pareil non? TRAVAILLE FOURMI !   (Graphismes / Ambiance) 

Concernant la patte visuelle du jeu, c’est aussi mi-figue mi-raisin. Autant les paysages et les constructions en eux-mêmes sont visuellement sympathiques, autant les détails (en gros les habitants) sont moches, ce ne sont que des fourmis. Est ce que c’est voulu par le développeur de représenter les habitants comme des fourmis? Mais si tel est le cas, pourquoi notre avatar est représenté de la même façon?  Lors d’invasions ennemies, les effets visuels des batailles sont aussi assez grossiers, mais ils peuvent se comprendre pour illustrer l’action. Visuellement, c’est en demi-teinte. Musicalement parlant, c’est parfait, qui dit Caraïbes, dit musiques à consonance latine, et c’est parfaitement le cas. Des mambos et des salsas sont de la parties, et pour le peu qu’on aime, c’est toujours sympa à écouter. Quant à la localisation du jeu, c’est plutôt tourné vers le comique. Les personnages sont caricaturés avec un accent hispanophone à la limite du risible, mais c’est voulu, et ça ajoute un certain cachet au jeu, en augmentant le côté second degré du jeu. Soyons clair, si vous prenez ne serait-ce qu’un seul aspect du jeu au premier degré, consultez un psychologue, vous êtes un dictateur en puissance (et c’est mal, m’voyez).

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Bachar Al Assad Simulator. (Gameplay/ durée de vie)

Au niveau du gameplay, le jeu se veut très complet, que ce soit aussi bien dans l’arbre de construction, que dans les possibilités générales, presque tout y est pour construire tout et n’importe quoi sur l’île. Parlons en de cette dernière, car vous devrez l’explorer et exploiter ses ressources au mieux, en d’autres mots, diriger l’île, sur tous les terrains possibles. Economiques donc, avec les exportations et les importations via les routes commerciales, mais aussi la gestion des budgets alloués aux différents bâtiments ainsi que leurs améliorations. La création d’un réseau routier sera importante, rappelant ainsi un concurrent de Tropico, plus réaliste, Sim City. Mais aussi, notre dictateur devra mener une politique ayant pour objectifs la satisfaction de votre peuple, l’organisation d’élections, l’instauration d’une Constitution, et la création d’une force militaire. Et enfin une politique sociale afin de mettre fin à des manifestations, des tentatives de coup-d’état, ainsi que changer les décrets de votre Constitution. De temps à autres, des tâches vous seront données afin d’avoir des petits bonus dans le jeu. Il faut aussi organiser des élections, soudoyer des opposants, truquer les élections. Tout l’attirail du dictateur en somme.Vis à vis des commandes, étant donné que le jeu sur Xbox 360 se joue à la manette, c’est assez compliqué étant donné le grand éventail d’actions, en utilisant les gâchettes pour se déplacer sur les menus, mais à long terme, on se fait au jeu, et les commandes deviennent plus intuitives.

Pour la durée de vie, pour un jeu comme celui-ci, il est difficile de se prononcer, les parties étant relativement différentes. Mais comptez quand même une quinzaine d’heures pour finir le mode histoire. A noter qu’un mode multi existe, reprenant les bases du jeu en solo, mais il n’a pu être testé, n’ayant pas de Xbox live Gold.

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Avis aux dictateurs, si vous ne voulez pas de soulèvement, construisez des pubs !(Conclusion)

Au final, le jeu est vraiment sympa pour un néophyte de la série, puisque n’ayant pas joué aux précédents opus. Drôle, attrayant et complet, il peut proposer un bon challenge à ceux qui veulent régner d’une main de fer sur une île. Attention cependant aux quelques défauts, bien qu’assez anecdotiques, ils peuvent un peu casser l’ambiance du jeu. Mais le titre restera quand même assez plaisant à faire, il s’en tire vraiment honorablement. Sur ce, j’ai des exécutions à mener !

¡ Viva la Revolución !

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