Ace Attorney – Phoenix Wright (Manga) Tome 1

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En bon fan de Phoenix Wright, lorsque j’ai appris l’existence d’une adaptation en manga, je me suis renseigné sur la chose et c’est sceptique, à cause des avis assez partagés, que j’ai finalement décidé d’acheter le premier tome pour me forger ma propre opinion.

Le premier tome (faisant partie d’une série de 5 tomes) nous narre donc l’histoire de Phoenix Wright, un avocat de la défense accompagné de sa mignonne petite assistante Maya, qui devra défendre ses clients accusés de meurtres au tribunal mais aussi mener sa propre enquête afin de déterminer le réel coupable, son premier client étant son ami Paul Defés accusé, encore une fois, de meurtre.

Extrait du jeu vidéo Phoenix Wright Ace Attorney

Extrait du jeu vidéo Phoenix Wright Ace Attorney

« En fait c’est comme Avocat Simulator sauf que c’est un visual novel. » (TentaculoBrioche, à propos du jeu vidéo Phoenix Wright)

Oui, car Phoenix Wright est avant tout un jeu vidéo. La comparaison va sans aucun doute sembler réductrice pour le manga puisqu’il ne bénéficie ni d’animations, ni de bruitages et ni de musiques… un peu comme tous les mangas, me direz-vous. Sauf que là, le changement est plutôt brutal par rapport au jeu qui lui possède des thèmes épiques et marquants en plus de bruitages cultes. L’ensemble marche donc globalement moins bien et les « OBJECTION ! » sont moins percutantes, ce qui suffit à faire perdre beaucoup de charme au manga.

On peut saluer le fait que le manga ne retrace pas l’intrigue du jeu mais qu’il exploite une toute nouvelle histoire, se déroulant lors de la carrière de Phoenix, même si le moment exact n’est pas précisé. Toutefois, le manga ne parle jamais vraiment des événements du jeu, permettant la lecture pour ceux qui n’auraient pas joué au jeu… oui, sauf que non. Les références au jeu et les personnages issus du jeu sont innombrables à tel point que la lecture perd tout intérêt lorsque l’on ne connaît pas le jeu.

 

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« En fait, j’ai même cru que c’était une parodie du jeu tellement la fin est grotesque et prévisible. » (TentaculoBrioche, à propos de la première affaire du manga)

Au niveau du contenu, on a le droit à deux affaires… enfin plutôt une affaire et demie puisque la deuxième s’arrête brutalement sur un cliffhanger… quelque peu décevant, n’est-ce pas ? Et ça l’est encore plus lorsqu’on sait que la première affaire est plus que prévisible puisqu’elle caricature le jeu en plus de se finir rapidement, à l’image des premières affaires dans les jeux vidéo Ace Attorney où l’on ne trouve généralement pas de phase d’enquête mais uniquement une phase de procès.

Pour ce qui est de la qualité du dessin, le passage du jeu vidéo au manga est plutôt délicat puisque la plupart des personnages, même s’ils restent clairement reconnaissables, sont bien moins réussis que dans le jeu, sans compter le fait qu’ils ne bénéficient pas d’animation. Les nouveaux personnages, quant à eux, s’intègrent assez bien et, même s’ils sont moins charismatiques qu’espéré, on peut se rabattre sur le fait que leurs noms ont été traduits en français et forment toujours un jeu de mots, comme dans le jeu ! C’est un petit avantage, puisque, comme pour le jeu, la version française est une des seules à bénéficier de traduction du nom/prénom des personnages, les autres langues conservant soit la version japonaise, soit la version américaine.

 

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« Oui bon ok, les noms sont peut-être marrants, mais les personnages tellement peu marquants que je les ai déjà oublié ! » (TentaculoBrioche qui clashe les nouveaux personnages du tome 1)

Conclusion : Au final, le manga est plutôt agréable à lire et fera sans doute sourire ceux qui ont déjà fini les jeux de par ses nombreux clins d’œil. Rien d’exceptionnel ni de vraiment intéressant cependant, ce qui dispense l’achat pour tous ceux qui ne seraient pas habitué à l’univers de Phoenix Wright, même s’il est vrai que pour s’y mettre, le manga paraît plus alléchant grâce à son prix attractif, contrastant avec le prix des jeux vidéo en version française (et légale), excessivement cher… mais ne vous y trompez pas : si vous n’avez pas joué au jeu, ne lisez pas le manga. Surtout que le coup du cliffhanger au premier tome ça fait très (trop ?) commercial, même si au final, lorsque sept petits euros de plus seront prêts à se sacrifier… on achètera peut-être le second tome pour voir ce qu’il se passe après… et puis après, il ne reste plus que trois tomes à acheter… et encore quatre autres pour la série Investigations…

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