Critique: Né quelque part

Vous savez Twitter, ça a du bon. Des fois, il y a des concours pour gagner des places, et des fois, et bien on gagne. C’est ce qui m’est arrivé puisque j’ai gagné deux places pour aller voir Né quelque part, comédie dramatique sortie il y a quelques semaines. Oui, ce n’est pas qu’une chanson de  Maxime le Forestier ! Bon film ou accumulation de clichés sur la population maghrébine ? La réponse au long de cette critique !
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« N’empêche c’est la première fois que je vois Jamel en méchant de film » Bloblor (Scénario)

Tout commence en France, dans la banlieue parisienne, quand le père de Farid, fait un malaise en apprenant la nouvelle que sa maison en Algérie, qu’il a bâti de ses mains est menacée d’être détruite. Il demande donc à Farid, qui est en formation d’un diplôme de magistrat d’aller donc la-bas pour sauver sa maison.  Une fois la-bas et après s’être installé dans sa maison, et rencontré sa famille dont son cousin. Ils partent en soirée pour profiter du séjour. Et la c’est le drame, à son réveil, son cousin s’est envolé, en France, avec ses papiers, pour vivre la vie de Farid. Et c’est la que le scénario prend son envol, qui malgré le fait qu’il soit relativement simple, se basant à la fois sur la quête d’identité et d’une culture qui est étrangère à un fils d’immigré et la recherche du voleur de ses papiers. Un scénario simple, mais qui est efficace et réussi !
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« Tu habites à Paris-Paris ou Paris-Besançon ?» Bloblor (Ambiance)

Au niveau de l’ambiance, pour partager un peu le ressenti du personnage principal au vu d’une expérience personnelle, l’ambiance des pays du Maghreb est parfaitement retranscrite. De l’humour des situations hilarantes et cocasses, le « français parlé  » du Maghreb, qui est juste épique. Tout est bien retranscrit d’une manière réaliste. Musicalement parlant, les rythmes orientaux sont également de bonne facture, non l’ambiance y est, on se retrouve immergé dans
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«Attendez, c’est le petit frère d’un auteur des Guignols qui fait le film, ça ne peut être que bien !» Bloblor. (Mise en scène)

Pareil que dans l’ambiance, on retrouve un très bon jeu général de la part des acteurs, que ce soit Tewfik Jallab, d’une justesse excellente tout au long du film, qui joue sans en faire des tonnes. Jamel Debbouze également, joue très bien, dans un registre qu’on ne lui connaît pas réellement. Tous les acteurs sont d’une justesse excellentes avec en prime des félicitations à Fatsah Bouyamed qui incarne « Fatah, le standardiste du café Secteur » qui est juste hilarant, et qui peut capturer un mouton en pleine charge ! Notons aussi les performances de Malik Bentalha et des seconds rôles en Algérie, pleines d’intensités ! Rien à redire à ce sujet !

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« Ok, ben rappel, ne jamais partir en Algérie si ton cousin c’est Jamel Debbouze» Bloblor (conclusion)

En conclusion, Né quelque part n’est pas un mauvais film qui accumule les clichés, bien au contraire, il se présente comme un film sérieux, sur le débat de l’origine des enfants de personnes du Maghreb et de tout autres pays pour venir dans un autre pays tout en perdant leur culture et patrimoine. Ce n’est pas non plus un excellent film, de par ses longueurs sur certaines situations, mais il vaut le coup d’oeil, en tout cas, je n’ai pas été déçu du film, dommage cependant que les blagues faites en arabe soient pas fidèlement traduites, du fait que la langue est compliquée. Sur ce, je vais me faire un thé !

 

 

 

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