PUBG ou comment aimer puis détester un jeu.

Playerunknown’s Battlegrounds (ou PUBG pour faire simple parce que merci le titre à rallonge) est le jeu dont tout le monde a entendu parler durant la deuxième moitié de 2017. Le principe est simple du Battle Royale (voyez vraiment le film au passage) à 100 ou on se fout tous, que ce soit seul ou en équipe de 2/3/4 sur la gueule pour être le dernier survivant (ou groupe) est tellement intriguant et addictif que des millions de joueurs ont pris le jeu et Microsoft a fait sortir le jeu sur One / One X. Et je fais bien évidemment partie de ces joueurs en quête de frags.

Attention, je ne dis pas que le jeu est entièrement mauvais, bien au contraire, j’y ai passé des centaines d’heures. Le principe est juste génial : Tu joues pour survivre, soit tu passes ton temps à la jouer fine et connaître ton terrain pour adopter la meilleure stratégie possible, soit tu fonces dans le tas pour tuer en espérant que ça passe. Car chaque mort est définitive. Le tout en composant avec un cercle qui délimite la zone jouable du jeu et qui rétrécit selon un certain laps de temps, demandant au joueur à prendre des risques et à se battre pour « sa vie ».

Evidemment, pour ceux qui me connaissent, je suis plus adepte de la jouer fine pour surprendre l’adversaire et éviter de me faire défoncer la gueule bêtement. Mais j’apprécie justement ça, car ça me permet de déterminer des stratégies et de me dire, mais dans la vraie vie, je me serais fait exploser donc je trouve super sympa (mais je pense être le seul) d’avoir ce concept et d’apprendre de ses erreurs car les parties ne seront jamais les mêmes. Que ce soit sur l’une des deux cartes disponibles du jeu (Miramar ou Erangel = désert mexicain ou une île fictive slave), on y trouve son compte.

Pareil pour l’équipement, le stuff, le tout est extrêmement simple et intuitif : Tu veux beaucoup de stuff? Trouve toi un sac à dos. Tu veux améliorer tes armes? Cherche un silencieux et des lunettes de précision. Tu veux te soigner? Récupère des bandages et autres objets de soin (même une canette de Redbull). Tu veux aller vite dans la zone? Trouve toi un véhicule.

Mais passé ce côté bac à sable et facile à assimiler, on peut tellement faire de reproches au jeu, que ce soit graphiquement ou côté équilibre, système anti-triche et autres.

Et c’est parti pour la looooongue liste.

Déjà graphiquement, le jeu a été optimisé et codé avec ceci :

Le cul.

Je n’ai pas une config immonde (I5 / GTX 970 / 8 Go de Ram) donc je sais que pour le Ultra 60 FPS c’est mort de chez mort. Cependant je suis au dessus de la minimale selon le développeur, donc je peux espérer le faire tourner en moyen. Bah non, j’ai du le mettre en très faible, désactiver toutes les options pour avoir un jeu qui tourne A PEU PRES à 30 FPS. En sachant qu’a côté je fais tourner Battlefront 2 en Ultra 60 FPS constant, ça la fout un peu mal quand même. J’ai du recourir à des guides d’optimisation et modifier les fichiers de lancement Steam pour améliorer ça. Sérieusement, quand tu es développeur, peux tu te permettre de coder et optimiser ton jeu aussi mal que ça? (Bien entendu la réponse est non).

On ne va même pas en parler sur One, le mieux c’est d’avoir le comparatif que les gars de chez Digital Foundry ont fait. Alors depuis le dernier patch sur One, le jeu a l’air un chouia plus fluide. Mais comment dire? Un jeu de tir exigeant, dans lequel se faire repérer peut signifier mourir et devoir rechercher une autre partie et donc tout recommencer ne peut pas se permettre de ramer sous prétexte que : « C’est un accès anticipé gna gna gna on peut pas tout faire ». Ou encore : « Ils jouent avec la manette donc ça joue mal ». Bah bordel, ton jeu, le principal intérêt c’est qu’il soit jouable peu importe la manette ou le clavier, pas qu’on puisse faire des saltos en moto, parce que si c’est ça, tu changes de jeu et tu pars sur Trials HD. Et qu’en plus sur One standard le jeu est en très très faible. D’où tu te dis qu’on va faire une version dégueulasse pour que tu rachètes une console plus puissante. (LE PREMIER QUI ME DIT HYRULE WARRIORS SUR 3DS/NEW 3DS, JE LE GIFLE).

Revenons au jeu sur PC, qui est le principal concerné par cet article. Lors des premières parties, certes en accès anticipé mais genre à 1 mois de la sortie définitive, les parties se résumaient (et peuvent parfois encore se résumer) à : .

Tu as un SSD : tu vas ou tu veux car les textures ont chargé et tu peux avoir un grand avantage sur ceux qui n’en ont pas.

Tu n’as pas un SSD, deux choix s’offrent à toi, qui ne deviendront qu’un seul choix au fur et à mesure de tes morts pour rentabiliser le temps passé en jeu:

  1. Tu atterris vite mais les textures n’ont pas chargé donc tu passes à travers les bâtiments et tu galères pour te stuffer et t’as de grandes chance de te faire tuer ou d’être bloqué dans un meuble quand tout sera chargé.
  2. Tu atterris loin de tout le monde et t’essayes de te stuffer comme tu peux dans les cabanes et les quelques maisons que tu trouveras sur ton chemin mais tu pars avec un gros désavantage parce que tu vas attendre 30 ans que les textures chargent.

YOU.PI.

Donc en gros, si tu veux jouer à ce jeu de manière convenable, il te faut acheter un SSD. Bon, un SSD ça coûte genre 50-75 euros pour avoir un truc potable, mais bordel, d’ou on te force à devoir en acheter un si le jeu te plaît, parce que les développeurs ont fait un jeu pas du tout optimisé et se réfugient derrière cette notion d’accès anticipé. Notion qui n’a pas lieu d’être si le développeur que tu es aime un tant soit peu son travail (à moins que tu bosses pour un Elder Scrolls/Fallout qui la se comprend parce que ton jeu est tellement complet), et bien tu t’efforces à donner un jeu jouable et qui ne discrimine personne pour faire en sorte qu’il plaise !

Enfin, dernier problème notable, et surtout sur PC : la triche. Le nombre de tricheurs qu’il y a en jeu est juste aberrant. Que ce soient des aimbots qui te tuent alors que tu es a l’autre bout de la map, ou encore des logiciels qui te permettent de savoir ou se trouvent les meilleurs objets et ennemis en temps réel, ou est le fun du jeu dans tout ça? Mettre 1 mois à réagir et à brandir le banhammer parce que des tocards utilisent des logiciels de triche pour avoir plus de points afin d’acheter des caisses pour les revendre sur Steam.

Pour conclure, PUBG m’a tellement plu durant les 3 premiers mois de jeux, mais tous les problèmes cités plus haut commencent à me soûler de plus en plus. Même si tous les bugs du jeu et le système anti-triche est appliqué, ça a entaché ma volonté d’autant jouer, et à cause également d’un gros manque de contenu car 2 cartes géantes mais vides, c’est très vite redondant. Je sens vraiment arriver mes dernières heures de jeu avant de passer à un autre titre et me libérer de « cette prison » qu’est PUBG. C’est dommage, car j’aimais bien cavaler dans les HLM à côté de l’école sur Erangel en évitant le cercle. Mais toute chose à sa fin, et il faut savoir prendre du recul et tourner la page.

J’espère que ce petit article qui donne mon point de vue sur PUBG vous aura plu, si jamais la section commentaires est la pour en discuter. Passez un bon dimanche et prenez soin de vous, c’est le principal !

PS: J’ai un plus grand respect pour les developpeurs qui font bien leur taf (et pour ceux de Bethesda parce que pour coder Fallout ou Skyrim, forcément, des bugs passent à travers la trappe et la c’est justifiable) mais pour les gars de PUBG, voila quoi. Et je sais que j’aurai été le pire développeur ever, pour ça que je ne souhaite pas en être un.

2 thoughts on “PUBG ou comment aimer puis détester un jeu.

  1. J’ai pas la config nécessaire mais ton article m’a donné envie de tester. Malgré ses défauts, 3 mois sur un jeu c’est déjà beaucoup, il est bien rare que je passe autant de temps sur un jeu à l’heure actuelle, même le dernier Final Fantasy ne m’a pas tenu un mois…

    Bref sympa l’article et vivement Hyrule Warriors sur Switch 😉

  2. Article très sympa !
    Vision de l’auteur intéressante et étayée et utilisation humoristique pertinente des images tirées de cartoons.
    On veut plus de Bloblor !

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