Test: Beyond: Two Souls

David Cage, ou David de Gruttola, doit être l’un des créateurs les plus controversés du jeu-vidéo. Après avoir fait The Nomad Soul et Fahrenheit, deux très bons jeux, il faut le reconnaître, il a enchaîné dans une toute autre direction avec Heavy Rain, qui est encore un jeu controversé, mais une très bonne histoire. Et c’est son dernier jeu, Beyond: Two Souls, dont on va parler aujourd’hui. Retour à ses débuts, ou progression dans le jeu narratif?

BeyondTwoSouls_Wallpaper

Poltergeist revisité avec Willem Dafoe et Ellen Page ! (Scénario)

Jodie Holmes est une petite fille comme les autres, qui possède un don. En effet, elle est liée à une entité du nom d’Aiden. Et on la retrouve dans 3 périodes de sa vie différentes ou elle vit diverses péripéties, que ce soit dans sa jeunesse, son adolescence ou son début de l’âge adulte. L’histoire est vraiment intéressante, mais le fait qu’on zappe entre les trois périodes (timeline) a des moments imprécis, et que ce soit à nous de recoller les morceaux et se rappeler ce qu’il s’est passé juste avant est vraiment trop maladroit. Dommage car les personnages, surtout les deux stars du film : Jodie et Nathan (interprétés par Ellen Page et Willem Dafoe) sont attachants. Surtout qu’ils jouent très bien, performances accentuées par la motion capture, qui retranscrit leurs traits de visage et leurs émotions.

beyond-two-souls-playstation-3-ps3-1381242948-166

Heu perso, les émotions, j’en ai plus ressenti dans le The Walking Dead de Telltale.  (Graphismes / Ambiance)

Le jeu, il faut bien le reconnaître est vraiment beau. C’est surtout parce que Quantic Dream gère bien la motion capture. Et que ça rend bien, voir très bien. Cependant, les mouvements robotiques de Jodie et des personnages gâchent un peu une réalisation très belle, que ce soit les environnements ou la modélisation des personnages. De ce côté la, on a affaire à une belle variété de décors, que ce soit durant l’hiver ou dans le désert de l’Arizona. Vraiment très beau. Concernant l’ambiance, on est dans une ambiance réaliste avec une sonorité musicale composée par Lorne Balfe à qui l’on doit un travail sur Assasin’s Creed 3 ainsi que des films comme Inception. Un travail de maître car les musiques sont très bonnes. Concernant le jeu d’acteur, les stars du film surjouent un chouïa trop, mais leurs prestation sont convaincantes. On peut se transposer dans Jodie et Aiden, mais leur relation n’est pas assez mise en avant. Dommage cependant, car l’ambiance est relativement prenante.

beyond-two-souls-playstation-3-ps3-1381242948-171

On bouge le stick, et on fait des QTE ? Sérieusement ?  (Gameplay/ durée de vie)

On ne s’est jamais autant senti passif dans un jeu que dans Beyond. Parce qu’on se déplace juste avec le stick gauche, et avec le stick droit on interagit avec les objets. Lors de séquences un peu plus poussée, on s’amusera avec des QTE. Et c’est tout, on a vraiment cette impression de vivre le scénario, sans vraiment influer dessus. Puisque les situations arriveront toujours au même final. Ca c’est avec Jodie. Puisqu’on contrôle également Aiden, et c’est le seul moment ou on peut avoir un poil plus de liberté. Puisqu’on peut passer à travers les murs, mais seulement dans une zone restreinte, car Aiden est lié à Jodie. Et on peut utiliser des éléments du décor pour nous permettre d’avancer, ou posséder des personnes, voir même les tuer. Mais la aussi, ça reste très gadget et limité. Concernant la durée de vie, on a une petite vingtaine de sous-chapitres qui nous prendront une petite dizaine d’heures, mais ce n’est certainement pas les petits bonus à récolter, ni les multiples fins, qui nous donneront envie de rejouer au jeu. Beyond: Two Souls est un jeu qui peut se faire une fois, mais pas plus.beyond-two-souls-playstation-3-ps3-1381242948-234Pas un bon jeu, mais une bonne expérience filmo-intéractive ! Bloblor (Conclusion)

Au final, on se retrouve déçu par Beyond Two Souls, que ce soit au niveau de l’histoire qui est intéressante, mais trop mal découpée, puisqu’on perd le fil entre les trois timeline, mais aussi au niveau du gameplay, qui fait un peu trop film interactif ou on se sent clairement passif et non actif. Et c’est vraiment ce qui manque pour rendre ce jeu intéressant, ce n’est pas parce qu’on coupe du poulet que ça en devient réaliste et immersif. Non, c’est juste chiant et ça n’apporte rien. Cela dit, je peux conseiller le titre, à ceux qui aiment justement Heavy Rain, mais à 30 euros maximum. Car le titre dispose d’une bonne bande-son et une belle réalisation graphique. Sur ce, je pars dans l’Inframonde !

Les remerciements du blog

Je tiens à remercier Julien Bourey de chez Sony pour m’avoir fait parvenir un exemplaire du jeu !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*